Road Trip au Nouveau Mexique

Relativement peu visité, le Nouveau Mexique est surtout connu pour avoir accueilli plusieurs installations clés du projet Manhattan et l’essai de la toute première bombe nucléaire, Trinity.

Pourtant, il mérite qu’on s’y intéresse ! 10% de la population est amérindienne (soit le plus haut pourcentage du pays après l’Alaska). Il y a 23 tribus reconnues par le gouvernement fédéral : 19 pueblos, 3 apaches et la nation Navajo, toutes avec leur propre histoire et même parfois leur propre langue. Il en ressort un État unique, avec un mélange d’influences indigènes, espagnoles et américaines. Extrêmement différent de tout ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Identité culturelle forte et unique dans sa diversité. Fascinant.

De plus, le Nouveau Mexique présente une grande variété de paysages. Des vastes déserts aux hauts sommets enneigés, environ 2/3 des terres appartiennent au gouvernement et sont protégées. Toute une nature à explorer (avec une grosse voiture car seulement 25% des routes sont pavées !)… Juin 2022 nous partons donc pour presque 2 semaines à la découverte de cet État aux multiples facettes. 

Petit point géographie !

ALBUQUERQUE

A prononcer « Albuquerqui » c’est la plus grande ville du Nouveau Mexique. Notre avion arrivera et repartira de là, nous visiterons donc la ville en deux fois. L’aéroport nous met déjà dans l’ambiance : un vrai changement de décor.

Nous avons passé pas mal de temps à Albuquerque et j’avais tellement de choses à raconter que j’en ai fait un article à part, ICI.

WHITE SAND NATIONAL PARK

Ce parc national est un des plus récents aux USA (2019). Un désert de sable blanc, le plus vaste désert de gypse au Monde. On trouve du gypse entre autre dans la nourriture et les médicaments. Pour que la couleur blanche ressorte, il faut un ciel complétement dégagé, ce que nous n’avons pas eu, mais la différence avec le sable classique, généralement composé de quartz, était quand même flagrant.

On a fait le Backcountry Camping loop trail, 3.2km. C’est peu mais marcher sur du sable c’est vite fatiguant. La chaleur, en fonction de la saison, peut aussi être étouffante. Il est rappelé partout sur le site du NPS de boire beaucoup. Quand on passe la guérite du parc ils collent un gros sticker sur le plan rappelant qu’il faut boire. Ils ont dû avoir des soucis, c’est apparemment un vrai sujet. Nous, du coup, ayant un ciel partiellement couvert, c’était parfait. 

Certains faisaient de la luge sur les dunes, mais globalement il y avait peu de visiteurs. On croisera un bus plein en repartant. Arriver tôt dans les parcs est toujours une bonne idée. A savoir que le site est entouré d’un champ sur lequel il y a des tests de missiles. De temps en temps, le parc peut donc être fermé quelques heures pendant un essai, il faut penser à vérifier. En repartant, on s’est arrêté à l’Interdune Boardwalk, 650m aller-retour sur une passerelle en bois avec une dizaine de pancartes pour en apprendre plus sur la faune, la flore, le gypse et l’histoire du site. Intéressant et rapide, ça vaut le coup de s’arrêter.

Tout à fait inintéressant en revanche mais on est passé devant en quittant white Sand en direction de notre prochain spot, voici la plus grande pistache du Monde, 9m. Voilà voilà… !!

Non, on s’est pas arrêté…!

ROSWELL

En 1947, un prétendu OVNI se serait écrasé proche de la petite ville de Roswell, laissant aux locaux l’opportunité de tourner toute leur économie touristique sur le thème… des extraterrestres. Destination certes ni très nature ni très culturelle mais super fun !! Et on a joué le jeu à fond !! Et puis, hein, si c’était vrai 😉

Premier stop, le Dunkin Donut et Le Mc Do en forme de soucoupe. Les lampadaires de la ville de sont pas en reste.

Continuons avec UFO Space Walk, un magasin de souvenirs plongé dans le noir pour l’ambiance avec une petite salle décorée à l’arrière-boutique, sympa pour faire quelques photos (accès payant).

Petit arrêt à Alien Zone Area 51, là aussi une boutique de souvenirs avec un espace payant derrière pour prendre des photos. Beaucoup plus grand que le Space Walk, cet endroit est aussi beaucoup plus dans son jus, suranné, dépassé, défraichi. Pour enjoliver. Sur place, j’ai même peut-être utilisé le mot glauque. Au milieu des câbles électriques à même le sol, on a croisé un écureuil qui courait autour des aliens… Bon ça restait marrant mais c’était aussi assez improbable !

Bien sûr nous avons aussi fait une boutique classique pour l’achat de souvenirs. T-shirt pour les adultes. Peluche pour le petit. C’était une peluche pour chien. Ici ils traitent les chiens comme leur gosse donc rien d’étonnant à ce que les articles pour eux soient parfaitement identiques à ceux des gamins 🤪 N’oublions pas le passage devant LE mural de la ville.

On a fini avec l’UFO Museum, un vrai musée, sérieux, avec des témoignages, des explications et des « preuves ».

La partie touristique de Roswell est minuscule, tout est à côté. Pour faire une pause, on s’est arrêté dans un bar, lui aussi dans son jus. On a voulu commander un smoothie pour le petit, la serveuse a ri parce que « non mais on a pas de genre de truc ici » 🤣 Il a fini avec un verre d’eau, qu’il s’est renversé dessus. Le voilà donc torse nu dans le bar et pourtant on ne détonnait pas avec le lieu, voyez le style ! Par contre, on peut conseiller le Antigua Cocina Mexicana, un restaurant mexicain où la nourriture était pas mal et en plus y’avait un petit groupe sympa. Bonne musique et bonne ambiance. Cette ville est pour le moins singulière, parfaite pour les fans d’Ovnis, les curieux, et les amoureux de destinations atypiques 👌

SANTA FE ET AUTOUR

Santa Fé était censé être une des destinations phares de notre voyage et finalement, ça a été la déception 🤫 J’avais lu beaucoup sur cette ville et nous n’avons clairement pas eu l’engouement des gens pour cet endroit. Restons positifs, on a quand même vu quelques belles pièces d’architecture et surtout, on a pu faire Meow wolf, pour lequel on aurait pu faire un détour exprès !

* Museum of international folk art

Il présente la plus grande collection d’art populaire international au Monde. Ça peut paraitre super dit comme ça mais ça nous a pas fait chavirer malgré quelques parties relativement attractives, comme l’aile sur Covid qu’ils ont su rendre fun, ou les miniatures.

* Meow wolf

Ahhhh Meow Wolf 💖💖💖 House of Eternal Return : le scénario est basé sur une famille qui a disparu après avoir expérimenté le voyage interdimensionnel en puisant dans une force mystérieuse dans le but de ramener les membres de la famille décédés. La maison dans laquelle vivait la famille s’est fracturée laissant une ouverture vers des dimensions alternatives. Une organisation gouvernementale secrète a pu contenir les craquelures de la maison et a fait passer l’entrepôt de confinement comme une installation artistique. Vous entrez dans cet entrepôt.

Vous voilà donc dans une installation artistique interactive et immersive de plus de 70 pièces aux ambiances toutes différentes et complètement barrées. On explore et on retombe en enfance grâce à des dizaines de passages secrets (dont certains très exiguës…!). C’est l’auteur de Game Of Thrones, George RR Martin, qui a acheté un ancien bowling et a laissé les artistes locaux s’occuper du reste. Un énorme coup de cœur. Tellement qu’il existe 2 autres sites Meow Wolf à ce jour aux US et qu’on espère bien avoir l’occasion de les faire ! Le genre de truc qui ne rend rien sur des photos, on sait pas ce qu’on regarde, et c’est normal, nous on comprenait même pas ce qu’on vivait 🙃 Une expérience loufoque et psychédélique. 

* Centre ville

Les bâtisses y sont fort charmantes ! Nous avons flâné autour de Santa Fé Plaza et avons vu le plus gros : Palace of the Governors, St Francis Cathedrale, Museum of contemporary native arts, Museum of arts,… Après, ce n’est qu’un alignement sans fin de boutiques et galeries donc une fois que vous avez fait vos petits achats (un magnet et une décoration de Noël pour nous), bon, il n’y a plus trop de raison de trainer là.

* State capitol

Usuellement les Capitoles sont des bâtiments plutôt massifs, de style néo-classique avec un dôme en son centre. Celui-ci est somme toute très différent (comme le reste de l’Etat !). Son style est sobre et la couleur se fond avec le style local. L’intérieur n’était pas accessible de souvenir.

* Canyon road

Pour se balader au milieu des galeries et profiter des œuvres d’art, c’est par ici. Nous n’avons fait que le tout début. Le temps était changeant et surtout une fois qu’on a fait quelques galeries, c’est pas la peine de toutes les faire. D’autant plus quand on a pas l’intention de se payer un petit pot en argile fait par un artiste natif à $1.200.

* Madrid et Cerillo

Non loin de Santa Fé, se trouvent ces 2 petits villages. Quand c’est sur le trajet, pourquoi pas, surtout Madrid. Sinon c’est plutôt dispensable. Madrid est devenue une ville fantôme après que la demande de charbon ait chuté au début des années 1900. Puis dans les années 70/80, elle a repris vie grâce à une communauté d’artistes. Aujourd’hui on y trouve donc des galeries. Malgré que l’endroit soit touristique et ne transpire pas l’authenticité, elle a su garder l’ambiance et le charme d’un petit village de l’Ouest. 

Et le parc à photos est super fun !

Cerillo, quant à elle, dans le temps très connue et même considérée comme la capitale du Nouveau Mexique, est aujourd’hui plutôt sans vie. Pourtant comme Madrid, elle compte environ 200 habitants mais il n’y avait rien à y faire, d’autant que les 2 seules boutiques du village étaient fermées quand nous sommes passés.

GHOST RANCH

C’est un site qui accueille des groupes pour des retraites spirituelles, des événements en tout genre, des équipes de tournages (Wil Wild West ou encore Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal),… et où on peut aussi randonner ! Parfait pour faire un break entre Santa Fé et notre prochaine destination. On a fait Chimney Rock trail, 5km, une belle élévation, pour une vue qui en vaut vraiment la peine. A couper le souffle.

On a rencontré quelqu’un au sommet qui nous a tapé la causette un bon moment. Les Américains aiment communiquer, c’est chouette, mais des fois, surtout face à ce genre de beauté, le silence serait plutôt de mise pour moi. Question de culture ! Au retour, nous croisons un couple qui nous demande si la rando est longue. Pour eux elle avait commencé que depuis 100 mètres environ 😅 J’ai dit à Seb qu’ils allaient faire très vite demi-tour. On a été s’installer pour pique-niquer et on les a revus 10 minutes plus tard. Classique, je reconnais les profils 😇 Quel dommage de passer à côté de ça. La zone avec les tables est entourée de mangeoires pour colibris. On en a vu un paquet, on adore ! J’ai pu profiter de ce cadre avec ma petite bière cachée derrière mon sac, l’alcool comme souvent dans les parcs ou les lieux communs est interdit.

BISTI WILDERNESS

Aussi connu sous le nom de Bisti Badlands, cette étape a pour sûre était une aventure pour nous. Des badlands se caractérisent par des pentes abruptes, raison pour laquelle ravins, buttes, cheminées de fées et autres formations géologiques sont courant dans ce genre d’endroit. On va explorer cette zone sauvage sans aucune couverture réseau. J’avais donc téléchargé Mapsme et repéré les coordonnées géographiques des principaux spots que je souhaitais voir. Estimation de la marche : environ 7km. Ce qui est déjà plutôt intense pour un petit de 4 ans. La route pour se rendre à l’accès Sud n’est pas pavée mais elle est totalement praticable. On se retrouve au milieu de km de formations étranges de toutes les couleurs et de toutes les formes possibles qu’on croirait sorti d’un pays imaginaire. Génial ! 

Excitée comme une puce devant une des premières formations, prise de curiosité, je grimpe. Monsieur pas chaud, me rejoint avec le petit. Nous crapahutons pour observer ces merveilles. A force de marcher, on s’est retrouvé devant un ravin. Je sors mon téléphone pour nous localiser. Je savais donc où nous étions mais l’appli ne montre pas les reliefs. Impossible donc de l’utiliser pour trouver par où redescendre. Et évidemment impossible de revenir sur nos pas. C’est le problème dans le désert : on est complètement désorienté et nos pas ne laissent aucune trace sur le sol. Et oui, il est très facile de se perdre dans des Badlands… Grosse grosse erreur. Ne jamais monter.

Nous marchons.. marchons… et las de tourner en rond, je finis par vouloir descendre par une crevasse. Ca avait l’air faisable. Et je m’étais dit qu’une fois en bas, y’aurait bien une possibilité de descendre encore plus bas, jusqu’au sol. Heureusement, beaucoup plus raisonnable que moi, Monsieur ma rappelle qu’une fois dans la crevasse si y’a pas moyen de continuer à descendre, je n’aurais également aucun moyen de remonter. Me retrouvant alors potentiellement coincée… et que les secours ne sont pas prêts d’arriver. Nous en discutons vivement pendant un moment car je m’acharne. Je fini par reprendre raison. Il faudra trouver un autre moyen. 

Andrea nous a suivi sans broncher et a même tenté des « vous inquiétez pas » et des « mais si je peux passer par là » quand on était pas sûr que ça soit sécuritaire avec lui en essayant un nouveau chemin pour trouver une sortie. Une force ce petit. Bref, après plus d’une heure et demie nous tombons par miracle sur le chemin que nous avions emprunté pour grimper. Youpiiiii ! Ça parait peu mais quand on ne sait pas combien de temps ça va durer, c’est assez long, un peu angoissant, et sous le soleil de plomb, c’est éprouvant. J’ai retenu ma leçon.

On avait donc encore finalement presque rien exploré et monsieur pensait à repartir mais j’ai insisté… On fera donc la balade en suivant mes points sur l’appli mais plus courte, le p’tit était crevé, il a fallu le porter sur les épaules sur une bonne partie du reste de la rando. Mais l’endroit était juste fantastique.

De retour à la voiture, nous croisons un couple, tout frais, pas du tout habillé pour randonner, pas de plan de la zone, aucune idée de ce qu’il y avait à voir, pas de sac pour de l’eau. Ils nous ont demandé par où était le trail. Euh, y’a pas de trail, c’est un Wilderness en fait… Bien que préparés, nous avons eu cette péripétie. Il me semblait donc complètement irresponsable de s’engager, la fleur au fusil, dans les Badland. Perso, je leur ai dit qu’ils devraient s’abstenir. Seb leur a dit que s’ils voulaient vraiment, il fallait qu’ils suivent le Wash pour être sûr de ne pas se perdre. Ils y sont allés, nous on est parti, on a dit ce qu’on avait à dire ma foi !!

Dans l’après-midi à la base j’avais prévu d’aller explorer Aztec Arches ou pourquoi pas le Children Museum mais on avait plus le temps et on était crevé, ça avait été intense, on est rentré à l’hôtel. On voulait profiter de la piscine mais comme souvent, en intérieur, elle n’est pas chauffée. Qu’à cela ne tienne, repos dans la chambre. C’était bien mérité je pense !!

CHACO CULTURE NATIONAL HISTORICAL PARK

Des amis nous avait conseillé ce parc, centré sur Chaco Canyon. Ma foi ça m’avait l’air sympa et comme j’avais très envie d’aller à Bisti mais que c’était excentré, ça permettait de rajouter une étape de ce côté de l’État. Ca optimisait le déplacement et en plus, c’est classé patrimoine mondial de l’Unesco !

Le site était presque désert et on avait du temps pour cette étape. Pour une fois, on avait vraiment l’occasion de faire le programme Junior Ranger donc on a commencé par se rendre au Visitor center pour aller chercher le petit cahier qui va bien. Puis direction Pueblo Bonito, pas mal. On poussera jusqu’à Whetherill cemetery, inutile. On remplit son petit carnet, on croise un serpent, super car d’après le Ranger ça n’arrive pas souvent. On visite les ruines.

Après cette petite balade, je voulais faire Pueblo Bonito Overlook, 5,5km. Arrivés au parking, zut, il faut un permis pour aller sur ce trail. Demi-tour. On va chercher nos permis au Visitor Center, on les remplit et les laisse dans la boite aux lettres prévue à cet effet à l’entrée du trail. Globalement dessus on doit dire combien on est, à quelle heure on est parti, quelle est notre voiture etc. Au cas où. Pourtant le trail est plutôt facile (et très sympa !).

Un seul moment un peu ardu avec un petit. Ca se voit pas sur la photo mais c’est super abrupte. Comme d’habitude, un devant qui vérifie la stabilité des pierres, le petit, et un derrière au cas où il tombe. 

Puis nous voilà encore de retour au Visitor Center pour rendre le carnet et obtenir le badge. Un Ranger procède à une petite cérémonie avec le petit où ils lèvent leur main droite et répètent des trucs genre « je promets de protéger la nature ». C’était trop trop chou et ça encourage et sensibilise vraiment les enfants. J’ai pas mal l’esprit critique sur le pays mais ça, par contre, je dois avouer que les américains savent rendre les trucs fun et attractif. Un beau souvenir !

Un endroit génial, on a adoré. Tout comme nos amis ! Par contre on a beaucoup pensé à eux sur le trajet aller et retour. On a pas compris comment ils ont pu nous parler de Chaco sans nous parler des routes pour y accéder… Pas étonnant que le site soit presque dépourvu de touristes. 

La route aller c’était déjà quelque chose. Non pavée, bon ok, ça on a l’habitude, et même si on sait que c’est interdit par les contrats de location de voiture, pas trop le choix si on veut explorer, sinon on serait trop restreint. Mais là c’était non pavée, et en mauvaise état. Du bétail autour sans clôture, des trous venus d’un autre monde, des cailloux et de la poussière en veux-tu en voilà. Et pas sur 2km, noooooooon, sur environ 30km. On ne savait pas et on n’en voyait pas la fin. Parfois obligé de rouler à 5km, ça nous a pris une éternité. 

Et la route du retour ? Elle avait l’air plus engageante de prime abord mais finalement c’était pire. On s’est même retrouvé face à un creux sur la route, inondé. Il a fallu chercher un morceau de bois pour tenter de voir la profondeur avant de faire passer la voiture pour être sûr qu’on ne s’enfoncerait pas trop. Bon je le dis tout le temps, je suis une pilote, c’était le moment de justifier cette appellation 😆 Je me lance, m’enlise brièvement, et j’arrive à sortir et à passer la zone sinistrée. Et puis ensuite, des trous, des trous et des trous. Pendant qu’on roule je réfléchis et je réalise que sur le peu de touristes croisés à Chaco il n’y avait que des gros SUV, des pick-up ou des 4X4. Ca a du sens. Il est clair que sans une voiture adéquate, 4 roues motrices, c’est pas la peine d’y aller.

Et c’est comme ça qu’on s’est retrouvé à devoir passer 3 fois au Car Wash de Breaking Bad à Albuquerque !! Encore une étape dont on se souviendra. Ce road trip est décidemment génial 🥰

GALLUP

Se balader dans le centre-ville permet de voir quelques jolis bâtiments et murals. 

Et vous pouvez pourquoi pas passer au El Rancho, un hôtel iconique de la route 66.

La moitié des habitants de cette petite ville sont des natifs. Si vous voulez acheter une Turquoise, la pierre devenue presque le symbole du Nouveau Mexique, c’est donc le moment ! Après quelques recherches sur internet, 2 trading post semblent sortir du lot, j’ai donc essayé les deux :

  • Richardson –> il est dans le centre. Il n’y a pas les prix car ils fluctuent en fonction du prix de la turquoise. Vous choisissez un bijoux, ils regardent derrière le poids de la pierre et vont multiplier par le prix au gramme. La boutique était chouette mais malgré un grand choix, rien ne me plaisait. Je cherchais quelque chose de discret et c’était pas le genre de la maison. Je ne voulais pas quelque chose « m’as-tu-vu avec mes grosses pierres » et je n’avais pas spécialement envie de dépenser $800 pour un bracelet. Minimum évidemment. Il faut savoir que selon la qualité de la pierre, la turquoise peut être plus cher qu’un diamant.
  • Perry Null –> c’est là que j’ai trouvé mon bonheur. Moins de choix mais plus de pièces discrètes. Je m’en suis tiré pour environ $130. On repart avec un certificat d’authenticité pour la pierre où sera aussi inscrit le nom de l’artiste natif ayant fabriqué le bijou et sa tribu d’appartenance. Navajo pour le mien. Sur place, on a vu des natifs venir déposer le fruit de leur travail pour la vente. Au-delà du fait qu’on les reconnait à la couleur de peau et au style vestimentaire, ils ont également tous énormément de turquoise sur eux. Des très très très très grosses pierres. Parait que c’est comme ça qu’est déterminée l’échelle sociale chez eux… Information à confirmer.

RETOUR À ALBUQUERQUE

On a pris la route 66 puisqu’elle longe l’Interstate 40 qui relie Gallup à Albuquerque alors autant rouler dessus ! D’autant que pour certaines portions, elles se confondent en une seule et même route. 

  • Arrêt à Red Rock Park : après un pique-nique et la tentative infructueuse de deviner quels étaient ces drôles de bêtes que nous avions partout autour de nous et qui plongeaient dans la terre quand on s’approchait 🤔 Nous voici parti pour le Church Rock Trail, 4,2km. Ca nous arrive jamais mais on a pas pu aller au bout. Presque arrivés, nous sommes tombés sur un « mur » à-pic avec juste des petits trous pour mettre les pieds et permettre de grimper en haut. Bon à la limite pourquoi pas, on a déjà fait pire. Mais le temps tournait à l’orage depuis une vingtaine de minutes. S’il se mettait à pleuvoir, la paroi deviendrait vite glissante et le ravin en contrebas ne nous tentait pas trop… Aventuriers mais globalement prudents, nous choisissons la sécurité et faisons demi-tour. Un peu mal indiqué, on a peiné à trouver le bon chemin au début et on a perdu de précieuses minutes qui nous auraient été utiles pour avoir le temps d’aller au bout. Un peu frustrant, d’autant qu’il n’aura finalement pas plu beaucoup mais bon, tant pis.
  • Arrêt à Grants : Globalement la 66 c’est beaucoup de bâtiments abandonnés, de motels défraichis voir détruits donc il ne reste plus que l’enseigne. Mais il reste quand même quelques spots sympas. Grants en fait partie. 

1er stop à l’Indian Trails Trading Post. Fourre-tout, mal rangé et poussiéreux, il n’a rien à voir avec les trading post en ville. Pourtant, dans ce bric à brac, on a trouvé un joli pot, fait par un natif d’après le gérant. Évidemment pas de certificat d’authenticité ici, pas non plus de finitions de dingue, mais rien à voir avec les prix de Santa Fé et pour $60 j’ai un pot tout aussi joli d’un mec pas connu qui a fait du bon boulot. Sachant que je m’en sert aujourd’hui pour mettre mes clés dedans, ça va très bien !!

            Second stop au Neon Drive Tru Sign, un arrêt rapide et fun pour la photo souvenir.

Et nous voilà de retour à Albuquerque pour la fin de notre périple. Le récit ICI 😊


Ces 2500km à la découverte du Nouveau Mexique ont pour le moins été éblouissants. C’est un État très différent de tous ceux qu’on a pu visiter jusque-là, soit 18 à ce jour. Après ces quelques années à vivre aux US et à force de vagabonder, je dois admettre qu’il devient de plus en plus difficile d’être dépaysé. Ah ben là, challenge largement réussi par le Nouveau Mexique ! A lui seul presque entièrement hors des sentiers battus, c’est bondé nulle part, ce qui est à la fois génial, mais aussi dommage car il a tellement à offrir… Un incroyable road trip. Une de nos plus belles aventures aux USA. Le Nouveau Mexique n’a définitivement pas volé son surnom de « Terre d’enchantement ».


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