Noël 2022 🎄 Après avoir exploré une partie de la Central Coast et de la Sierra Nevada en 2019, nous voilà de retour, cette fois pour découvrir les Déserts de Californie, région qui se trouve au Sud-Est de l’État.
Le désert, c’est « my happy place ». Et j’adore la Californie. Autant dire que ce voyage, combo des deux, je l’attendais avec beaucoup d’impatience 🤗 1700km en 4 jours à travers mes paysages favoris ? Yes, please !
Petit point géographie :
(On atterrira et repartira de Las Vegas, mais comme j’y suis allée plusieurs fois j’ai fait un article dédié ICI 😉)
MOJAVE NATIONAL PRESERVE
Cette réserve national est hors des sentiers battus. Quand on arrive de Vegas, cette soudaine solitude est à la fois bien étrange… et très reposante ! Plusieurs routes fermées, ce qui nous a empêché de faire tout ce qu’on aurait voulu et nous a obligé à faire des détours mais des extras km dans ce décor ne me pose pas de souci.
Kelso Depot
C’est une ancienne gare reconvertie en Visitor Center. Il est actuellement fermé, mais comme c’était sur notre route on s’est arrêté admirer le bâtiment. Quelques mètres devant la voiture se trouvait un Coyote, bien tenté de s’approcher des humains pour de la nourriture. Un Ranger l’a vu et l’a immédiatement fait fuir pour éviter un accident. Ils sont tout mignon, mais il ne faut pas s’y tromper, ce sont des animaux sauvages qui peuvent être dangereux.

Kelso Dune
La route pour y aller n’est pas pavée. Elle a pas mal de trous mais elle reste praticable. On a fait bien pire que ça, Chaco Culture au Nouveau Mexique restant pour le moment notre galère routière anthologique 🤣 Nous ne sommes pas restés longtemps, j’ai malheureusement eu peine à marcher dans le sable et j’ai compris bien vite que mon dos et mes genoux n’allait pas supporter la randonnée… Des dunes, on en a déjà vu aux US, dans les Outers Banks, et également en France, je préfère donc me réserver pour l’autre rando. Andrea n’ayant pas hyper envie d’être là, était content de faire demi-tour. Seb était un peu déçu mais il ne voulait pas faire la marche tout seul, donc tout le monde en voiture pour le prochain spot.


Ring loop + Hole in the wall nature trail
Ces deux marches combinées formaient une petite rando de 3,2km. Le parking se trouve au visitor center, à côté de quelques tables de pique-nique. On y fera notre pause déjeuner, dans ce cadre exceptionnel où on aura, pour une fois, même pas besoin de cacher la bière… on est seul ! Personne. Littéralement. Puis c’est parti pour la rando. Au début Ring loop a l’air un peu plan plan. On croise quelques chevaux mais rien de fou.
Puis arrive la petite partie difficile, celle pour les petits aventuriers : les rings dont la rando tire son nom !

Andrea, pendant tout le reste du voyage, à chaque rando, nous demandait si ça allait faire l’aventure comme avec les rings 😁 Ce petit challenge a beaucoup plu à toute la famille !! Le premier passage était étroit, il fallait parfois être de profil pour avancer, et tellement abrupte que s’accrocher aux anneaux pour monter n’est pas une option. Sans eux, il faudrait faire demi-tour. Et le second passage avec les anneaux c’était pire, y’avait même pas de rochers pour faire un semblant d’escalier, c’était complètement vertical 🙃 Super fun !

La partie Hole in the Wall a des petites pancartes pour identifier les plantes qu’on croise entre le camping et le visitor center. On a croisé du bétail, on a eu un peu peur de continuer sur le chemin car il y avait un veau assez près et le taureau nous fixait, probablement dans l’objectif de le protéger… On est passé tout doucement, en se dévisageant mutuellement !! Honnêtement cette partie est dispensable mais y’a personne, ça fait tellement de bien d’être au milieu de cette magnifique nature au calme qu’on fait en sorte de prolonger le moment. Mojave Preserve n’est visiblement pas appréciée à sa juste valeur.

Après la sortie du parc, sur la route au milieu de nul part, assez improbable, nous tomberons là-dessus :

Le soir, on ira se détendre à la piscine de l’hôtel. Même si elle était chauffée, elle était en extérieur et c’est le mois de décembre… il n’y avait donc que nous. Journée sous le signe de la solitude 👌 Et heureusement car moment personnel très embarrassant (allons-y) : je n’avais pas remarqué que j’avais emmené un très vieux maillot de bain. Tellement vieux qu’il était devenu entièrement transparent derrière 😱 Bon y’avait des caméras de sécurité mais je suis sûre que personne ne les regarde jamais… si ?!?! Dites-moi que non 🫣 Après ce moment gênant, on va diner en ville et même si c’est la période de Noël, nous ne croiserons quasi pas de décoration, ce sapin étant probablement même le seul qu’on ait vu durant notre voyage, c’est dire. Un peu tristounet quand même…

JOSHUA TREE NATIONAL PARK
Le Joshua Tree, de la même famille que l’agave ou le yucca, ne pousse que dans ce coin du globe. Et ce parc national est là où on le trouve en plus grande concentration. Comme tous les parcs nationaux américains, là évidemment, il y avait beaucoup (beaucoup beaucoup) de monde. Fini la paix et la tranquillité de la veille !
Ryan Moutain
4.8km, 320m de dénivelé, rando estampillée difficile. On commencera donc par celle-ci, d’autant qu’elle est censée être une des plus populaires du parc donc y aller tôt le matin est une évidence. Il nous aura fallu environ 2h30 pour monter au sommet et redescendre. Clairement ? Ca ne valait pas le coup. Il n’y avait pas de Joshua mais au-delà de ca, même si la vue était chouette, le ratio difficulté / paysage n’était pas optimal.
Beaucoup de gens faisaient demi-tour et comme toujours, ceux qu’on a croisé proche de l’arrivée étaient très étonnés de voir un si jeune enfant tenir le coup. Bon j’avoue, cette fois, avec ce dénivelé, c’était quand même un peu rude.
Au début de la rando tous les gens qu’on croisait nous souhaitait « Merry Christmas » mais vu le monde après 1 h de marche c’était fini 😂 Il y a 2 ans pour Noël on était dans un ranch en Arizona pour marquer le coup. L’année dernière, on avait juste fait un resto lors de notre voyage en Floride. Cette année, pot de foie gras et chips dans la chambre d’hôtel. Je crois qu’on régresse 😂
Keys views
Ce point de vue est pas mal mais n’a rien d’exceptionnel. C’était archi bondé et il y avait un vent de dingue, rendant le tout très désagréable. Les gens qui prennent tout l’espace publique comme s’ils étaient seuls, arrivant à 15, courant, hurlant, te bousculant pour prendre des photos, ça nous a tellement saoulé qu’on est resté 2 min top chrono, on est rentré dans la voiture et on y a mangé, préférant s’isoler un peu même si c’était moins confortable que dehors.

En route pour le prochain point, je me suis arrêté sur le bas-côté, y’avait un renfoncement. Pas grand monde, y’avait de beaux spécimens, enfin, j’ai pu profiter des arbres. J’ai refait ça une seconde fois sur le trajet, c’est une bonne façon d’admirer les Joshuas. Nickel !
Hidden Valley
Les rangers avaient fermé le parking car il était saturé. Pour se garer, il a fallu tourner pas mal en rond aux alentours, eux aussi saturés. Je réussi à trouver une place, on y va à pied et sans grande surprise, arrivée là bas, le parking était vide et ils venaient de rouvrir la route… Voilà Voilà… Bref, 1.6km de marche facile dans une vallée encaissée dans la roche. L’endroit est sympa et accessible, il va donc sans dire que c’est là où les gens bien habillés viennent faire des photos et où tous les parents emmènent leurs enfants. Malgré le monde, ça reste très aéré et agréable !
Le petit s’est légèrement blessé, ça saignait et on s’est rendu compte que malgré nos crapahutages incessants, nous n’avions jamais pensé que ça pourrait être utile d’avoir un petit kit d’urgence sur nous quand on randonne. Je crois qu’on va s’équiper…
Cholla Cactus Garden
Un moment fort dans la journée. J’adore le désert. Ok. Mais il faut savoir aussi que je suis en mode « passion cactus ». Je n’y connais certes mais grand-chose mais je suis grande fan de leur esthétisme. C’est donc génial d’en voir, encore plus un champ entier, et encore (encore) plus sur fond de coucher de soleil. Le sunset étant prévu à 16h40, je fais en sorte d’être sur place à 16H20 pour profiter des magnifiques couleurs auxquelles on a droit avant que le soleil nous dise au revoir. J’y suis allée seule car ces messieurs n’étaient pas intéressés. Seule face à mes cactus, franchement rien à redire !
Stargazing
Entre Cholla et la sortie Sud du parc, il a plusieurs parkings, on en a choisi un pour s’installer et attendre… Entre le moment où le soleil se couche et le moment où il fait vraiment nuit noire pour observer les étoiles, c’est long. Très long ! J’avais acheté une lumière rouge pour que l’œil s’habitue plus vite au noir et faciliter le stargazing mais au final c’est le balai des voitures qui entrent et sortent sur les parkings, donc y’a de la lumière blanche beaucoup plus souvent qu’on en voudrait (et qu’il en faudrait pour observer correctement). On repartira plutôt vite.

Juste avant de ressortir du parc, je fais un arrêt sauvage, sans voiture, 2 min pour contempler une dernière fois. C’est si rare qu’on puisse voir si bien le ciel ✨ J’ai grandi à la rase campagne mais il y a toujours un hameau non loin avec un lampadaire et même si ça n’y parait pas, la pollution lumineuse est quand même déjà présente. Là, rien, et pas juste à quelques kilomètres à la ronde. Non, vraiment… Rien… le moment idéal donc.
TRAJET VERS DEATH VALLEY
Nous sommes prêts à quitter l’hôtel lorsqu’Andrea voit un super playground depuis la fenêtre de la chambre ! Nous ferons donc un traditionnel (long) arrêt toboggan avant de prendre la route, heureusement de bon matin car la chaleur malgré l’hiver était plutôt intense dans ce coin.
Pioneertown
L’idée était de recréer une ville des années 1880 afin de servir de décor pour tourner des films. Aujourd’hui, c’est une vraie ville, mais minuscule, avec juste quelques maisons, un saloon et des boutiques, au milieu des vestiges de plateau de tournage 🎥 La rue à visiter c’est Mane Street et c’est très vite fait, probablement 15 minutes. Mignonet, c’est un arrêt sympa si on passe par là mais je ne suis pas sûre que ça vaille un détour. En reprenant la route, joie du désert et de ses paysages dégagés, on s’est retrouvé avec à gauche de la ligne d’horizon des sommets enneigés et à droite de vastes étendues sèches. J’adore !
Barstow
Arrêt déjeuner dans cette ville sur la route 66. Le petit musée consacré à la Mother Road était fermé, on a donc juste profiter un peu des murals et pris quelques photos de ci de là.
La plupart de la route 66, il faut le dire, c’est des bâtiments abandonnés et des motels défraichies… donc quand on tombe sur des partie comme ça, c’est chouette ! A la sortie de Mojave aussi, on était tombé sur un spot sympa, ça fait toujours plaisir !


Calico Ghost Town
Ville minière laissée à l’abandon, elle fût rachetée et restaurée puis ouverte au public. Mi site historique, mi attraction touristique, nous avons été très mitigés sur cet endroit. Il n’y a pas d’ambiance. Pas d’âme. Mais les décors sont magnifiques, sur ça, y’a rien à dire.
On paie l’entrée puis à l’intérieur toutes les activités sont payantes en sus. Un peu agaçant car on final on paie pour avoir le droit de déambuler entre les boutiques. Évidemment, on a sorti le portefeuille. Une peluche ourson cow-boy pour Andrea, tour de petit train et visite d’une ancienne mine. En bref, c’était sympa mais ça manque d’authenticité.
On part avant la tombée de la nuit et on arrivera à l’hôtel lessivé et affamé… Au lieu de 2h15 de trajet attendu, on s’est retrouvé dans un énorme bouchon, qui a littéralement plus que doublé notre temps de trajet. On a essayé d’abandonner un chemin pour en essayer un autre mais c’était la même galère partout. Le côté pratique c’est que tu peux sortir du véhicule pour aller pisser sur le bord de la route, tu ne vas ennuyer personne, parfois la voiture ne bougeait même pas pendant 10 minutes 😡
Certains ont tellement pété un plomb qu’ils ont pris des chemins de terre en parallèle de la route pour se dégager du trafic. Infernal. Mes hommes, plus relax que moi qui devenais complètement dingue, essayaient de faire contre fortune bon cœur en applaudissant à chaque 100 mètres réalisés. Tout est une question de spirit 😅 Ce qui est fou c’est qu’après s’être dégagé, on s’est retrouvé au milieu de rien pendant des dizaines de kilomètres dans le noir le plus total, le contraste était à l’image des USA : tout ou rien !
DEATH VALLEY NATIONAL PARK
Après avoir visité 16 parcs nationaux sur les 63 existants à ce jour aux US, il n’est nul besoin de réfléchir ou d’hésiter : Death Valley est dans notre top 3 ! Ce parc est juste exceptionnel. C’est la deuxième fois qu’on y vient. La première fois, en août 2011, on avait survolé. En effet, c’est un des endroits les plus chaud de la planète, en aout la moyenne des températures, c’est 45 degrés 🥵 On était donc arrivé en pleine nuit pour le lever du soleil et quelques points de vues puis nous étions repartis avant 9H30 du matin.
Tout comme Mojave Preserve, pas mal de routes étaient fermées, ce qui nous a restreint un peu. Du coup, c’est entendu, nous y retournerons encore à l’occasion 😄 On s’est focalisé sur les Must See du parc, qu’on avait déjà fait la dernière fois, mais là on a pris le temps et on a approfondi : en décembre on tourne à 19 degrés en température moyenne, on peut se permettre de sortir de la voiture plus de 2 minutes sans cramer !!
Badwater


Un désert de sel à 86 mètres en dessous du niveau de la mer, le point le plus bas des USA. La dernière fois on avait dû s’arrêter à peine plus loin que le panneau d’entrée à cause de la chaleur. Cette fois-ci, on a pu marcher les 1,6km aller-retour pour se retrouver vraiment devant l’étendue de sel. Suréaliste.
Devil Golf Course
Plateau couvert de sel et de boue séché, ce n’est qu’un point de vue. On pourrait techniquement marcher dedans mais ça n’a clairement pas d’intérêt et c’est un coup à se tordre la cheville… Pour y accéder, il faut compter environ 2km de route non pavée mais en parfait état.

Artists Drive
Cette route scénique de 15km traverse de superbes paysages. Un premier parking non loin du début de la route permet de s’arrêter pour profiter un peu. 2 chemins, un part vers la gauche, l’autre vers la droite, plus haut et plus éloigné. On a fait les 2, celui à droite est plus calme et même si on est plus loin, c’est plus joli.
Quelques renfoncements sur la route permettent de faire des arrêts si on le souhaite mais le vrai arrêt suivant et celui pour lequel tout le monde prend cette route : Artist’s palette. Sublime !

Ici, même problème qu’à Mojave, beaucoup de monde, ça court, ça cri (quelqu’un a hurlé à l’oreille de Seb, je vous raconte pas le bond qu’il a fait et même si le mec s’est excusé, ça rend fou de voir ces gens qui se croient seuls au Monde). On repart pour la voiture et là Monsieur qui me dit « faut quitter le parc de suite et aller dans un garage auto, y’a un souci, y’a un truc qui pend sous la voiture ». Ah. Merde. En effet, on avait une sorte de grosse planche en plastique qui touchait le sol…
C’est probablement juste un panneau de soubassement mais on est pas expert. Monsieur panique un peu mais j’avais pas dans le projet d’arrêter la visite. Et comme c’est moi qui conduit, on roulera donc avec le « truc qui pend » pendant non seulement le reste de la journée… Mais au final pendant le reste du voyage 😆 Après une pause pique-nique proche du visitor center où on a finalement dû manger dans la voiture à cause du froid (ça change de l’ambiance 2011), nous partons pour notre rando.
Zabriskie Point
Il y a 12 ans, Monsieur étant fan des Pink Floyd, il avait entendu parler du lever du soleil sur le Zabriskie Point. On était donc arrivé dans la nuit pour voir le spectacle. Avec la chaleur, impossible de randonner donc c’était parfait.
Cette fois-ci, en plein après-midi, évidemment c’était blindé. Toujours pareil, ça court, ça cri, ça bouscule. Je sais pas ce qu’ils avaient les gens 😬 La randonnée commençait ici et on était bien content d’y aller pour s’éloigner du brouhaha. On a fait Badlands Loop, une rando modérée de 4,3km qui nous a emmené à travers les badlands colorés, magnifique ! On a croisé que 3 groupes de randonneurs dont des français… on est partout ! Solitude et beauté du paysage, parfait pour finir la journée !
Nous retournerons ensuite à Vegas où nous passerons plusieurs jours et repartirons avec le Covid… mais ça c’est une autre histoire 😉 Encore quelques photos de Death Valley pour la route.
Quand j’en parle aux gens, ils ne comprennent pas toujours pourquoi j’aime rouler pendant des heures à travers les déserts. « Il n’y a rien » entends-je souvent… Quelque part oui, et c’est cette tranquillité que j’aime, et en même temps, non, il y a une grande diversité de paysages à admirer. C’est une sensation qui est difficile à expliquer mais c’est ainsi : dans le désert, je me sens bien (à la bonne saison… évidemment!).
Antoine de Saint-Exupéry a dit dans le Petit Prince « J’ai toujours aimé le désert (…), quelque chose rayonne en silence ». Voilà. Tout simplement.







































































2 réflexions sur “Road Trip Sud Californie”