Cette région du Québec, dont le nom me fait bizarrement sourire, partage une frontière avec l’Ontario. Elle est composée de 79% de forêt, ce qui en fait un endroit idéal pour un grand bol d’air frais, à seulement 2h de Montréal. Petit point géographie :

PARC OMEGA
J’ai du mal avec les zoos. Certains sont pas mal, accès sur la conservation des espèces et la sensibilisation à l’environnement. D’autres sont juste des expositions de pauvres animaux enfermés dans des cages inadaptées, ayant une vie de torture… Autant dire que je suis assez critique sur les parcs animaliers. Eh bien celui-ci m’a séduite ! Un coup de cœur.

Une vingtaine d’espèces d’animaux sauvages vivent dans leur milieu naturel dans ce parc de 900 hectares. A titre de comparaison, le zoo de Philly fait 17 hectares et la ville de Monaco en fait 200. Ici, y’a donc de la place !!


Autre point positif, ils présentent uniquement des animaux adaptés au climat du Québec. A part quelques espèces, comme les ours qui ont des barrières, les autres sont en liberté et c’est nous qui sommes « enfermés » dans notre voiture. Sur un parcours de 12km, nous croisons en majorité des cervidés mais je ne m’en lasse pas.
Dès l’entrée du parc, ils se jettent sur les voitures pour avoir à manger. Il n’est autorisé de leur donner que des carottes, pour la sécurité des doigts. S’ils n’ont pas faim, ou n’ont pas envie de voir d’humains, ils peuvent aller dans la forêt, c’est tellement immense qu’on ne les croise que s’ils le décident. Et en début de journée, ils veulent manger alors c’est l’assaut sur les voitures. Après ça se calme (un peu… !).


Malgré la folie de certains qui nous suivent et se collent à la voiture, une seule petite rayure à décompter à la fin de la journée, rien de bien méchant. L’astuce pour éviter les plus acharnés : ne pas ouvrir la fenêtre pour ne pas les attirer et ne donner qu’aux cervidés les plus petits ou ceux avec les bois les plus longs. Cela peut paraitre paradoxal mais les plus majestueux avec les bois les plus longs sont en réalité les plus calmes. Ils ne chercheront pas à mettre la tête dans la voiture comme les autres.
En effet, le « velours » à l’extérieur des bois indiquent que leur système nerveux est à l’extérieur et pas à l’intérieur comme c’est le cas lorsqu’il n’y a pas de « velours ». Du coup, c’est très sensible pour eux et, pour leur confort, ils vont éviter de toucher la voiture, tout simplement. C’est après notre journée sur place et tout ce qu’on a appris qu’on en est arrivé à cette conclusion. Pour s’instruire, une station FM est dédiée et peut être écoutée pendant qu’on circule dans le parc.


Nous y sommes restés toute la journée, 6h en tout. On a d’abord fait environ la moitié des 12km puis une très longue pause dans la partie qu’ils appellent « la terre des pionniers », où on peut pique-niquer, faire un tour de tracteur, observer les loups, marcher à travers un petit parcours dans les arbres etc etc…
En repartant en voiture on croise les bisons, qui comme à Yellowstone s’installent sur la route, si et quand ils en ont envie ! Donc, ben, faut zigzaguer ou attendre. Même proche du véhicule, ils restent très calme, mais ils sont tellement impressionnants que j’avoue que c’est la partie où j’étais la moins à l’aise au volant. Quand on tourne la tête et qu’il y a ça à quelques centimètres de la vitre, ça impose quand même…


On a terminé dans la partie qu’ils appellent « la terre des premières nations ». Il y a un petit sentier autour d’un lac qu’on peut faire à pied avec des totems et des histoires sur, comme son nom l’indique, les premières nations qui vivaient au Québec. Un bel hommage aux natifs.



Tous les ans, les cervidés perdent leurs bois. Il y avait un jeune homme avec un stand et les différents bois qu’il présentait pour en apprendre plus et les différencier. J’ai eu une très longue discussion avec lui sur le parc, ses missions, son fonctionnement, la gestion de la population (et notamment les sangliers, qui se reproduisent à une vitesse folle). Il était ultra passionné par l’environnement, les animaux, la nature et hyper investi dans son travail, c’était vraiment génial d’échanger avec lui ! Tout m’a plu dans ce parc. J’y retournerais probablement, mais à un autre moment de l’année, pour le voir sous un angle différent.
RESERVE ECOLOGIQUE DE LA FORET-LA-BLANCHE
Vous avez déjà vu un panneau indiquant de faire attention car des tortues peuvent traverser ? Moi plein… et jamais une tortue ! Jusqu’à aujourd’hui. La visite commençait donc plutôt bien.

La quantité de libellules sur le chemin non pavé qu’il fallait emprunter pour aller au sentier était dingue, je n’avais jamais vu ça. Presque flippant. Hitchcockien. On arrive, on est seul, on va payer à l’accueil et la dame nous conseille la grande boucle qui passe par un peu tous les sentiers. Vendu ! A peine la porte refermée, on voit un tamia, des papillons, des libellules encore, et même un serpent.


Au final, il n’y a que là qu’on a vraiment vu la faune. Une fois qu’on s’est enfoncé dans le bois on n’a pas eu le temps de regarder où que ce soit… De toute façon, les panneaux éducatifs étaient tous démontés, probablement pour les changer par des nouveaux. En effet, étant partis sans répulsif, on s’est retrouvé avec une nuée, que dis-je, une armée de moustiques. Seul moyen de les éviter : être en mouvement permanent. Même en se secouant non-stop dans tous les sens (heureusement qu’il n’y avait pas de caméras on était ridicule ! Si t’es fan de Friends, on ressemblait à Phoebe qui court !) on s’est fait bouffer. Seul Monsieur a pris le temps de prendre une photo de ci de là.

Même sans les attaques de moustiques, j’ai trouvé le site sympa mais sans plus. Monsieur, lui a adoré, notre sortie ne ressemblant plus vraiment à une balade mais à un trail (=course à pied en terrain accidenté). Après avoir couru 13km le matin avant de partir, il était aux anges de continuer son petit sport ! Le petit lui s’est marré aussi à hurler et se secouer en courant à travers les bois. Au final, c’était « affreux » comme sortie mais ça restera paradoxalement un très bon souvenir.
PARC NATIONAL DE PLAISANCE
Le Canada, comme les USA, a un réseau de parcs nationaux. Et au Québec, il existe également un réseau de parcs dit « nationaux », gérés par la SEPAQ (Société des Établissement de Plein Air du Québec). Plaisance est un parc national du Québec et pas national du Canada. Si on doit comparer avec l’organisation des USA, je pense qu’on peut dire que les parcs nationaux du Québec sont en fait des « State Park », tout simplement. Le nom porte clairement à confusion !
En tout cas, nous avons fait une randonnée en combinant « la Zizanie des marais » et « Le Marais aux Rubaniers ». Cette extension n’était pas nécessaire, le début étant le plus sympa mais bon, ça prolonge le moment. C’est censé faire 3,5km en tout mais c’est pas bien indiqué, on s’est trompé, et on même prolongé encore un peu plus le moment du coup !!
Il nous reste encore pas mal à visiter dans ce secteur, notamment la ville de Gatineau qui est le cœur économique de la zone. Il est vrai qu’habitant à Montréal, l’idée de vagabonder à la campagne nous attire un peu plus mais il reste aussi des parcs, de quoi faire un joli parcours très bientôt 🙂


















Une réflexion sur “Outaouais”